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Créer un « élan collectif », tout en faisant du « cousu main ». Trois jours durant, du 22 au 24 novembre, l’Agence nationale du sport (ANS) a fait avancer son « plan coachs », lors d’un séminaire tenu près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Ce programme inédit est né il y a quelques mois de la volonté du responsable de la haute performance à l’ANS, Claude Onesta, de donner aux entraîneurs des Bleues et Bleus un rôle-clé et des responsabilités dans la course aux médailles des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) 2024.

« A Paris, nos athlètes seront sensiblement les mêmes qu’en 2021 à Tokyo. D’ici là, on ne changera pas nos méthodes d’entraînement, plutôt performantes. Donc, il faut travailler sur la capacité à gagner. Ce plan agit sur un point jamais réellement pris en compte : les coachs. Nous souhaitons les soutenir, les valoriser et les accompagner pour leur redonner une posture plus ambitieuse », pose l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale de handball, crinière grise et voix de rocaille, désormais dépositaire de la réussite des Français dans « leurs » Jeux.

En cette fin novembre à Aix, pour ce deuxième séminaire du « plan coachs » consacré aux Jeux d’été, une centaine d’entre eux est présente. Corinne Diacre, sélectionneuse de l’équipe de France féminine de football, papote avec Olivier Krumbholz, son homologue du handball. L’escrimeur Eric Srecki blague avec le handballeur Guillaume Gilles.

D’autres visages sont moins connus : ceux des représentants de sports peu médiatisés, comme l’aviron, le tir ou le BMX, ou des entraîneurs paralympiques. Tous ont été invités parce qu’ils s’occupent d’athlètes jugés en position de ramener une médaille. « C’est la première fois qu’on est pris en compte comme les entraîneurs de valides », constate Sylvie Talmant, entraîneuse d’athlétisme paralympique.

Quatre-vingt-dix médailles « à portée de main »

Le « plan coachs » ambitionne de contrôler tout ce qui pourrait fragiliser des entraîneurs aux situations financière et statutaire très hétéroclites. Complément de salaire, prime de médaille spécifique à hauteur de 35 000 euros… L’ANS déploie aussi des solutions pour ceux qui sont trop éloignés des centres d’entraînement nationaux. Dix-sept maisons régionales de la performance ont été créées et un réseau se déploie avec les clubs professionnels, invités à mettre leurs installations et leur staff médical à disposition des coachs olympiques.

Le plan s’inscrit dans la stratégie « Ambition bleue » qui vise à faire de Paris 2024 un sommet de médailles glanées, après la déception de Tokyo et ses trente-trois podiums (dont dix d’or). L’objectif est prioritaire jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Jeudi 24 novembre, la ministre des sports et des JOP, Amélie Oudéa-Castéra, était à Aix pour la dernière matinée du séminaire.

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