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Sélection« La Matinale » vous invite au voyage. Cette semaine, on arpente l’ancienne capitale de la Pologne, à la découverte de ses pittoresques bars à lait, de ses mystérieux monticules funéraires ou du génie théâtral de Tadeusz Kantor.

LA LISTE DE LA MATINALE

Cracovie, c’est bien sûr son Stare Miasto, centre historique classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, sa gigantesque place du marché aux façades somptueuses, ses églises et ses palais, sans oublier son château du Wawel. Mais pas que… Cracovie, la preuve par cinq.

Le chemin de Kantor

Suivre les traces de l’artiste d’avant-garde Tadeusz Kantor (1915-1990), qui a fait de Cracovie le centre de ses expérimentations théâtrales, est une autre façon de la parcourir. Non loin du Rynek Glowny (la place du marché, la plus vaste d’Europe datant du Moyen Age), on peut encore visiter la chambre-atelier où il passa les dernières années de sa vie. Comme figés dans le temps, une de ses toiles sur un chevalet, son armoire à pharmacie, ses vieilles malles et, au chevet du lit, La vie est ailleurs, de Kundera.

De l’autre côté de la place, le palais Krzysztofory, qui abrite le Musée historique de la ville, offre une nouvelle exposition permanente depuis sa rénovation, en 2021. Une salle au sous-sol rend hommage au fondateur du Théâtre Cricot 2, à l’emplacement même où celui-ci a vu le jour et où a eu lieu, en 1975, la première représentation de sa pièce emblématique, La Classe morte. En se dirigeant vers le sud, au numéro 5 de la rue Kanonicza, une plaque rappelle la création de la première Cricoteka, le centre de documentation que Kantor avait voulu pour ses œuvres. Depuis 2014, il faut traverser la Vistule pour découvrir l’écrin qui abrite la nouvelle Cricothèque, lieu de spectacles, d’expositions et d’archives. Au dernier étage, le café offre une vue splendide sur le fleuve et la passerelle Bernatek avec ses sculptures circassiennes en équilibre instable, discret hommage à l’origine du terme « cricot » (to cyrk, « le cirque » en polonais).

Krakow par le haut

Pour prendre de la hauteur, il n’y a pas que la colline du Wawel et son château. Direction les kopce, ces monticules de terre aux origines lointaines et un brin mystérieuses, entre rite funéraire et culte païen. Cracovie en possède quatre. Les deux plus anciens remonteraient au VIIe siècle et portent les noms du fondateur légendaire de Cracovie, le roi Krak, et de sa fille Wanda. Les deux autres ont été créés beaucoup plus tardivement, en hommage à Tadeusz Kosciuszko (1746-1817) et Jozef Pilsudski (1867-1935), héros de l’indépendance polonaise. Le premier est le plus accessible et le plus connu : passé un petit musée, on gravit les 34 mètres qui séparent du sommet par un petit chemin en spirale, avec une légère sensation de vertige. Le panorama est magique : le centre historique en contrebas, au loin les cimes des Tatras et, à l’ouest, l’autre tumulus séparé par la forêt de Wolski, où se trouve aussi le parc zoologique. L’occasion d’une échappée belle au-dessus et en dehors de la ville.

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